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Victoire en Cour Suprême pour Langlois Kronström Desjardins

Reynald Auger et Jean Patrick Dallaire de Langlois Kronström Desjardins ont, à titre de procureurs autant de la Caisse populaire Desjardins de Montmagny que de la firme de syndics Raymond Chabot inc., remporté une victoire importante en Cour Suprême du Canada dans l’affaire Québec (Revenu) c. Caisse populaire Desjardins de Montmagny, 2009 CSC 49.

Dans un jugement unanime, la Cour Suprême du Canada a, en effet et une fois pour toutes, reconnu que les gouvernements fédéral et provinciaux ne peuvent revendiquer la propriété des taxes (TPS et TVQ) perçues ou percevables par un commerçant ou fournisseur et qui n'ont pas été remises au moment de la faillite. Ainsi, dans un contexte de faillite, les gouvernements doivent être considérés comme des créanciers ordinaires pour les sommes qui leur sont dues à titre de TPS et TVQ.

Dans sa décision, la Cour suprême a rappelé qu’il faut tenir compte de l'ensemble du mécanisme de perception des taxes ainsi que des dispositions de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité (LFI) pour qualifier les rapports juridiques entre les gouvernements, le fournisseur et l'acquéreur d'un bien ou d'un service taxable. L'argument du fournisseur percepteur-mandataire invoqué par les gouvernements pour justifier leur titre de propriétaire ne résiste pas à l'analyse. Pour la Cour, l’obligation imposée au fournisseur consiste non pas à remettre les sommes perçues à titre de taxes (TPS et TVQ), mais seulement le solde résultant de la compensation des créances de l’État par rapport à celles du fournisseur. Reprenant les propos de la Cour d’appel, la Cour suprême réitère que, dans ce contexte, le « dollar perçu par le fournisseur n’est pas le dollar remis ».

Le syndic a donc la charge de liquider les patrimoines des faillis dont il a la saisine, ce qui comprend le montant des taxes (TPS et TVQ). Tel que le mentionne la Cour suprême, lors d’une faillite, le syndic ne sera tenu personnellement au paiement de la TPS et de la TVQ que pour ses propres opérations.

À la suite de ce jugement, on peut conclure qu’un syndic de faillite, dans l’administration de son dossier, ne doit pas être tenu responsable des sommes dues par le débiteur failli à titre de TPS et de TVQ au moment de sa faillite. De même, les créanciers garantis n’ont pas à être affectés des montants de taxes lors de la perception des comptes recevables qui leur ont été donnés en garantie par leur emprunteur failli.

Pour consulter le jugement complet, veuillez cliquer sur l'hyperlien suivant : http://csc.lexum.umontreal.ca/fr/2009/2009csc49/2009csc49.html »
 

 
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Mandats récents
Une victoire importante pour notre client TELUS

Nous avons récemment agi pour une importante compagnie de télécommunications (TELUS) dans le cadre d’un dossier d’injonction institué par le deuxième plus bas soumissionnaire, lancé par SigmaSanté (autrefois approvisionnement Montréal) pour le compte de six établissements de santé regroupant 29 sites. L’appel d’offres visait l’implantation d’un système de téléphonie IP et la mise à niveau de réseaux informatiques. La demanderesse recherchait l’émission d’une ordonnance d’injonction interlocutoire afin de suspendre l’exécution du contrat qui avait été accordé à notre client, à titre de plus bas soumissionnaire conforme.

Autres mandats
 
   
 
 
Événements et conférences
Conférence de Sébastien Laprise sur le Plan Nord
Sébastien Laprise, associé chez Langlois Kronström Desjardins, sera conférencier à l’occasion du 68e Congrès de l’ACRGTQ, l’Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec. Il donnera une conférence sur le Plan Nord, ayant pour titre : Le Plan Nord : opportunités et contraintes. Il abordera l'environnement juridique de ce vaste projet, qui se précise encore aujourd'hui, au gré des interventions des forces en présence. Cette conférence se tiendra le jeudi 19 janvier, au Centre des Congrès de Québec.
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Publications
La Cour suprême du Canada se prononce sur le projet fédéral de commission de valeurs mobilières

Le 22 décembre 2011, la Cour suprême du Canada (la « Cour ») rendait jugement et déclarait la proposition fédérale de Loi sur les valeurs mobilières (la « Loi ») comme une
« intrusion massive par le Parlement dans le domaine de la réglementation des valeurs mobilières  »1. Cette Loi aurait eu pour effet de créer une commission des valeurs mobilières unique au Canada.

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